#1____» ∂ιє ƒяєιнєιт єи∂єт нιєя

#1____» ∂ιє ƒяєιнєιт єи∂єт нιєя

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Die Freiheit endet hier

Version BAKA

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La liberté prend fin ici. C'est ce que cette fiction va démontrer, en suivant l'histoire d'Aro qui découvrira bientôt la vraie liberté.


En attendant, je me présente. Lise, Flow ou plus communément appellée Prune, auteur de cette fan fiction, qui, portera pour thème, le célèbre groupe de rock allemand Tokio Hotel. Dans ma ptite vie (=D), je les ai vu une fois ( 25.1o.2oo7 ), et je vais bientôt les revoirs ( 1o.o3.2oo8 ) et compte les revoirs encore plusieurs fois x]. J'habite dans le nord, Lille et je pense que vous savez assez de choses sur moi.

Plusieurs passages de la fiction seront tirés de ma vie, comme des discutions, des habitudes, ou même les chansonettes de Julie, les traits de caractères inspirés pour certains de ceux qui m'entourent. Enfin, quelques
pe
rsonnages représentent des gens de mon entourage, et Aro est purement
inventée. Elle n'existe pas. Pour les autres, c'est une autre histoire ...
N'est ce pas ? =]


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Aussi, pas la peine de poster des commentaires injurieux, sa sert à rien, puisque
je ne les accepterai pas =]
Donc les imbéciles, la croix blanche sur fond rouge, en haut à droite, merci.



Sur ce, je vous laisse couvrir ma chère Aro, ainsi que tous les personnages
de cette fiction.


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נє тιєит נυ¨тє à ρяé¢ι¨єя, αναит, qυє ¢є qυι є¨т
єи ğяα¨ ¨σит ℓє¨ ραяσℓє¨ ∂ιтє¨ HAUT єт FORT,
CLAIREMENT,
тαи∂ι¨ qυє ¨є qυє є¨т єи ιтαℓιqυє є¨т
CHUCHOTÉ υ вιєи BOUGONNÉ
νσιℓà = D


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# Posté le lundi 10 décembre 2007 15:06

Modifié le mercredi 06 février 2008 07:46

#1

#1
» Die Freiheit Endet Hier

C'était il y a vingt-cinq ans. A l'époque, j'en avais quatorze. Aujourd'hui, j'en ai trente-neuf, et je vais bientôt mourir. Je ne me rendais pas compte de ce que je vivais. Nous étions trente-six dans la classe. Une majorité de filles, dont une qui sortait de l'ordinaire. Une, et ses quatre autres amies, toutes séparées dans d'autres classes. Dire leurs prénoms ou surnoms serait une perte de temps, malheuresement pour vous. Vous les saurez un peu plus loin dans l'histoire, mais pour l'instant, remontons le temps, et parlons au présent.

Vendredi 19 Octobre 2007, 7h55

Aro. A-R-O. Je m'appelle Aro. Oui, voilà, c'est ça. Aro, comme le début d'Arrosoire, Arrosé et autres débilités du genre ... Aro, et 15 années derrières elle, bientôt 16. Aro, et j'entre dans mon nouveau lycée, un vendredi. Aro, et c'est tout.
Aro, petite écrivain, poète et créatrice, musicienne et chanteuse. Je pourrais passer des heures à écrire, des lignes et des lignes. Des heures avec mon stylo en main, à griffoner ma feuille blanche tachée d'encre bleue ou noire. Je pourrais aussi passer mes journées avec un médiator entre les doigts et les cordes de ma guitare sèche dans l'autre main. Mais là, je passerai ma journée dans mon nouveau lycée.
Lille. Nouvelle ville, nouvel appartement, nouvel environnement ... Nouveaux amis ? Les gens qui m'entourent pour le moment n'ont pas l'air très commodes.
Les coins de la cour sont un très bon endroit pour repéré les lieux et regarder le monde. Les lycéens arrivent, affluent, envahissent la cour qui était vide quelques minutes auparavant. La sirène gronde, criant qu'il est l'heure de gagner les tables et les chaises des salles de classe. Préparons-nous à affronter le monde.
Ils étaient trente-cinq. Une quinzaine de garçons, et une vingtaine de fille. Tous plus ou moins du même âge, et du même look, légèrement ' normal ', comme moi. Tous, sauf Une.
Par rapport à tous les gens de la classe qui paraissaient ordinaux, elle semblait ... Très différente. On aurait dit qu'elle diffusait un halo autour d'elle. Elle ... Rayonnait. Oui, c'est sa.
Ses cheveux n'était ni trop courts, ni trop longs, et lui tombaient jusqu'au milieu du dos. Couleurs plutôt chataîn, elle s'était fait des mèches blondes sur le dessus, et deux mèches violettes, une de chaques côtés, sous son épaisse cheveulure, derrière les oreilles. Sa couleur de peau était légèrement bronzée, et ses yeux, verts emeraude, étaient soulignés d'un très fin trait de crayon noir, finissant en oeil de biche, avec de long cils noirs. Enfin, un anneau garnissait son fin sourcils droit.
Elle me regardait. Contrairement aux garçons idiots des premiers rangs qui me lançaient un regard moqueur, pour je-ne-sais-quelle-raison, elle, me regardait d'un air intéréssée. Puis, surement pour m'encourager, elle me sourit. C'est justement à ce moment là que le professeur d'Anglais decida d'entrer dans la classe. Il fit les présentations, puis me chercha une place. Il y avait trois chaises de libre, Une au fond de la classe, seule. Une a gauche, au troisième rang, à côté d'un garçon boutonneux qui mettait ses doigts dans son nez. Et la dernière, a droite, deuxième rang, la deuxième table sur la rangée de quatre, entre un garçon aux cheveux longs et ... Et Elle.

« Mets toi entre Lio et Ellwine, tu y seras très bien. »

Sourires forcés entre le professeur et moi même, puis, les yeux baissés, je me dirigeais vers ma nouvelle place.

« ... age ça de là ! J'vois pas pourquoi tu ramènes ça en classe ...
- Oh Ellwine, ça va hein ... J'fais se que je veux façon t'es pas ma ...
- Taggle Ducon. J'te demande juste de dégager tes affaires pour laisser la chaise libre pour qu'Aro puisse s'y asseoir. »


Ellwine et Lio, en pleine dispute. J'haussais un sourcils tandis que, en soupirant, Lio enlevait heu ... Son sac et apparement des magasines pas très catholiques de ma chaise.
Le cours commença très vite. Je remarquais que pas grand monde écoutait le baratin de Monsieur-le-professeur-d'Anglais. Lio traçait des lettres au crayon gris sur son cahier, et j'arrivais à distinguer les lettres "Noor". Ellwine faisait de l'Allemand dans son cahier d'Anglais, et sembait écrire des phrases désespérées dans la marge ou en haut de page, telle que, d'après ce que je comprennais, La liberté s'arrête ici, Sans retours, Aide moi à voler, C'est enfin terminer, Et Traverse l'immensité. Je ne comprennais pas exactement tout le sens de ses phrases quand, elle releva les yeux vers moi.

« ... M'énèrve ce prof' avec son baratin ... Tous les jours, raconte la même chose. A force, ça lasse ... Alors on s'occupe comme on peut.
- J'vois sa, oui. Mais, il se rend compte qu'il est chiant ou quoi ?
- Je crois pas non. Pour lui, on l'adore ...
»

Elle roula des yeux pour poser son regard sur le plafond, l'air de s'en foutre royalement, ce qui me fit sourire.
« En fait, tu viens d'où ?»

Tout en posant sa question, elle continuer de griffonner des lettres et des chiffres, près de "Die Freiheit Endet Hier" ... Je pouvais à présent lire "J-6"

« Du Pas de Calais ... Arras.
- Oh ! J'ai de la famille, à Arras, tient ! »


Miracle. Une demi-heure plus tard, la fin du cours sonnait. Enfin. Deux heures à la con avec un prof qui ne se soucie même pas de savoir si ses élèves travaillent ou non ... J'aurai vraiment tout vu.

« J't'emmène ?
- Heuu où sa ?
- C'est la pause là. J'vais te présenter quelques filles, et te faire visiter par la même occasion ...
- J'te suis. »


On zigzaguait dans les couloirs. Elle me montrait tout : les toilettes qu'elle et ses amies utilisaient en cas d'extremes urgences entre les cours; les raccourcis entre l'étage un et le trois sans passer pas le deux; la salle des prof's où on pouvait subtiliser des canettes de soda dans la machine; l'infirmerie; le refectoire; et enfin, la sortie de derrière qui menait directement dans la cours, sans passer pas le bureau des pions. C'est là que nous attendaient trois jeune filles à l'allure assez ... Etrange vu d'ici.

Etranges, oui, mais aussi ... magnifiques. En tout cas, de ce que je vois d'ici. Je m'étais arrêté dès que je les avais aperçus. Ellwine me pris alors par la main, et m'emmena vers ses amies.

« J'vais te présenté les Baka. Tu vas voir, elles sont super sympas. Faut pas les ... Non. Nous juger à notre apparence. Pas comme tous les cons du lycée ... Voilà. Aro, je te présente Noor, Calécy, et Sonelya. Il y a Tanee encore, mais elle est en sortie à Paris aujourd'hui ... Les filles, j'vous présente Aro.
- Enchantée.
- De même, me répondit alors, d'après se que j'ai retenu, Noor. »


Elles étaient toutes différentes. Noor avait les cheveux noirs aux reflets rouges allant jusqu'à sa chute de reins. Emmêlées dans ses longs cheveux lisses, il y avais aussi trois longues atébas noires et violettes. Une mèche de cheveux lui couvrait l'oeil droit, dévoilant seulement la partie gauche de son visage. Ses yeux bleus marine était maquillés d'un épais trait noir de khôl, et un anneau nasal finissait le tout. Elle état vêtue d'un baggy noir lui arrivant sous les fesses, et le boxer noir et rose qui dépasse, d'un manteau noir à capuche non fermé, se qui laisser entrevoir l'intérieurs. Elle portait un gilet rayé noir et rose, et son tee-shirt moulant noir portait l'inscription Punk is not DEAD en blanc. Ses vans noires étaient lassées de lacets différents, et colorés de rouge à carreaux noirs pour la chaussure droite, et rose à carreaux noirs pour celle de gauche. Sonelya elle, portait des dreads brunes foncées et, je ne voyais pas exactement ce que c'était, mais on pouvais distinguer du bleu dans ses cheveux. Ses yeux verts pales étaient soulignés d'un trait de noir, et un dégradé de couleurs de bleu à blanc était figé sur ses paupières. Un piercing au labret gauche finissait ses lèvres aggrémenté de glosse rose. Elle portait elle aussi un baggy noir, avec une centaine de poches. Un maillot rose flash était dissimuler sous sa veste, et ses vans noires à poids blancs sur les côtés finissaient le tout. Calécy, elle, était toute en noire. Ses cheveux blonds très foncés étaient coupés en dégradés, et les cheveux du dessous teint en noirs. Ses yeux bleu océan étaient, eux aussi, garnis d'un épais trait de crayon noir. Elle portait un long manteau noir à bouton, et un pantalon noir à très fines rayure argenté. Ses chaussures était de simples baskettes noires à lacet rose.
Je me rendit alors compte que je n'avais pas fait très attention à comment était habillé Ellwine, et en fait, c'était elle qui était habillée le plus simplement, mais aussi, pour moi, le plus joliment. Elle portait un chemisier blanc non repassé avec un jean bleu délavé et des convers' bleue. Ses cheveux tombaient lissent sur son dos, et son manteau noir était à demi ouvert. Sous son chemisier, elle portait un débardeur noir, avec une étoile rouge.
Chacunes avaient plusieurs collier. Ellwine portait trois colliers. Deux chaines, une qui pendait jusque dans son décolté, une autre qui lui arriver à ras du cou, avec un petit coeur argenté. Entre les deux, il y avais un autre collier. Une chaîne noire, avec deux étoiles noires qui y pendaient. Noor portait un collier ras-du-cou noir, en sorte de cuir avec des clous argenté, et une longue chaîne avec un coeur en argent, au bout. Calécy, un collier en perle de bois de plusieurs couleurs. Et Sonelya, elle, portait une longue chaîne avec un Peace&Love en strass sur l'argent.

« Quand même, oui
- Quand même quoi ? Demanda Noor
- Bah, notre apparence. J'était en train de lui dire qu'il fallais pas nous juger par rapport à ça, dit Ellwine.
- Et je n'allais certainement pas le faire.
»

Silence. Sourire d'Ellwine, pendant que les autres cherchent quelque chose à dire. C'est finalement Ellwine qui prend la parole.

« Quoi de ...
- C'est jour moins ... commença Calécy
- 6 ! J-6 J-6 J-6, chantône Sonelya.
- Heu oui ... Sans blagues ... Calmos hein on y est pas encore. Fin ... MAIS MERDEUUH Pourquoi tu m'en as parler ? S'ailler, maintenant, j'vais devenir ...
- Folle, souris Sonelya.
- Pire que sa, renchérit Calécy.
- Heu non, j'pense pas qu'Ellwine puisse être aussi insuportable que Son', dit Noor, amusée.
- Je peut très bien l'être, fit Ellwine, l'air de rebelle dans les yeux.
- J'y crois pas, UN seul instant, dit Noor.
- Bah crois-y pas.
- Exactement.
- Vous savez quoi ? Demanda Son'
- Quoi ? Dire a l'unisson Calécy et Noor.
- J'ai envie de ...
- Baiser. Oui, Son', on sait ... T'a tout le temps envie de baiser façon, dit Ellwine en roulant des yeux. »


Fin de la discution, la sonnerie des cours se fait entendre. En un soupir collectif, nous regagnons nos salles de classes respectives, après s'être fait des petits coucou entre les rangs.

« Vous ... vous êtes toujours comme ça ?
- Pire que sa, tu veux dire.
»

Vendredi 19 Octobre 2007, 12h05

« On fait quoi, maintenant ? Demandais-je
- MANGEEEEER ...
- Eh Ducon, on t'a pas sonné, râla Ellwine en ébourrifant les cheveux de Lio.
- J'ai le droit de répondre, non ?
- Oui, mais pas comme un monstre qui exhorbite les yeux, avec la machoire du bas avancé et qui s'exclame " MANGEEER " avec les bras au dessus de la tête. Franchement, en quatre ans que je te connaîs, j'aurai tout vu ...
- Oh c'est bon hein ...
- Nan, c'est pas bon. Soupe aux épinards ... Purée de petit poids et côtes de porcs ...
- Pignoufette va ...
- Mais oui, c'est ça. Aro, tu viens ? Ah oui, je t'ai pas répondu. On va manger.
- Je vient de le dire.
- Avec les Baka.
- EH DIS ! Tu peux dire à Noor ...
- Bon appêtit Lio !
»

Ellwine m'entraîna alors dans les couloirs, riant aux cris que poussait Lio, ébété au milieu du couloir. Il baissa les épaules, et la tête. Si je ne savais pas pourquoi, j'aurai, franchement, eu pitié. Mais là, c'était plutôt le genre comique. Ellwine se mit à courir, me trinquebalant de tout les couloirs. Elle fonçais dans les gens, percutait certains professeurs, et ne s'excuser pas. J'entendais quelques railleries, et beaucoup de prof' qui en riait. « Ellwine ... Encore ... ATTENTION ... Oh ELLWINE ! » Mais elle ne faisait pas attention. A croire que son plus grand amour l'attendait au bout du couloir. Elle stoppa enfin sa course une fois arrivée aux casiers. Je m'effondra par terre, toute essouflée. Ellwine souriait, l'air désolée mais aussi amusée.

« Prévient, la prochaine fois.
- ... Tous les jours comme ça ... »


Je serais prévenue pour demain alors. Après avoir poser nos sacs dans le casier d'Ellwine, elle m'emmena dans la cour où une petite centaine d'élèves attendaient d'être pointé. Me trainant par la main, car j'ai peur de la foule, Ellwine retrouva les Baka prês du surveillant qui pointer les élèves.

« On mange quoi ? Demanda Noor.
- Aaaah ... S'aillé, Tanee n'est pas là, c'est la catastrophe pour savoir se qu'on mange hein ? R'euz'ent que je suis là, n'est ce pas ?
- Roooh accouche ouai ... Je caille en attendant.
- Fait pas froid.
- ON S'EN FOU vieille vigne ... On mange quoi ?
»

Noor pouvais, apparement être ... très aggressive. Ellwine, pourtant, souriant, se moquant de la colère de son amie. Celle ci n'était que passagère, et ne comptait pas. Ce n'était rien du tout, comparer a se qui pourrait se produire plus tard. J'en était ... absolument certaine.

« Soupe aux épinards en entrée, purée de petits poids et côtes de porcs.
- Eurk ...
- Ah oui, et Ducon m'a demander de te dire ...
- ... Quoi ?
- Bah en fait, je sais pas. J'lui ai pas laisser le temps de me le dire.
- Roh que c'est dommage ...
- Encore une folie ouai ...
»

Le silence ce fit entre les deux filles, tandis que Sonelya et Calécy parlaient entres elles. Puis, elles se tûrent, à leur tours. Le surveillant appeller classe par classe. Pas très évident, vu le nombre d'élève et de classe. Même s'ils notaient que les absents et qu'ils étaient deux à noter. Les secondes étaient à présents tous passé.

« Record, moi j'dit.
- Ouai. Moins de 5 minutes ... Wouah quoi !
»
Les délires de Noor et Ellwine. Je chercher même pas à comprendre.
« A nous ! Dirent en coeur Calécy et Sonelya »
Et elles partirent toutes les deux. Ce fut ensuite Noor qui pesta contre la dite Tanee qui n'était pas là. Ensuite, ce fut nous. Ellwine et moi allions rejoindre les demi pensionnaire de notre classe. On retrouva alors Lio, qui s'amuser avec un autre garçon, dont je ne me souvenait plus le nom. Mais c'est en le regardant que ... tout se mit en place.
« Dis, Ellwine ?
- Oui ?
- Lio il est ... heu ...
- Va y, tu craint rien, dit elle en souriant et riant à moitié.
- Avec Noor ?
- Non. Enfin, c'est compliquer ... Disons que lui, Il l'aime. Et elle ... elle s'en amuse.
- Oh.
- C'est une sadique =]. Nan, elle s'en amuse à certain moment. Des fois, sa la barbe, des fois, sa l'arrange.
- Ah ... Okay ...
- ELLWINE ! ARO ! VENEZ !
»

C'était Noor qui venait de crier du haut de l'escalier. Un grand sourire s'étirais sur ses lèvres, et ses yeux pétillaient de malice. Ellwine me regarda, soupsonneuse, puis m'emmena vers la brune aux yeux bleu.

« Qué passa miss Noor ?
- Néa vient de se prendre une baffe dans la gueule ...
- Sans blague ?
- Heu ... Qui est ... Néa ?
»

Blocage. Noor et Ellwine se regardèrent, Ellwine se mordillant la lèvre, et Noor évitant mon regard, avant qu'elles ne prennent une grand inspiration. C'est Ellwine qui pris la parole.

« Néa est ... hyppocrite, égoïste et manipulatrice. Elle est belle, c'est le seul point chez elle que je ne conteste pas, mais c'est sa plus forte arme. C'est ... c'est ma pire ennemie. Celle que j'ai jamais eu. Mais c'est pas le pire. ... Néa c'est ... la fille de mon beau père. En gros, c'est ma ... la seule soeur que j'ai jamais eue. Fin, je la concidère pas comme une soeur, vu qu'on se deteste. Mais bon. Chacune fait pareil de son côté, tout en essayant de pourrir au mieu la vie de l'autre. Et malheureusement, je vis avec elle ...
- Et moi, je la supporte en classe, rajouta Noor.
»


P.S : Je voit bien Ducon,
le dit Pierre, dire MANGEEEER XD ...
Surtout avec sa machoire
du bas en avant ... Bref'

# Posté le lundi 10 décembre 2007 15:41

Modifié le lundi 07 janvier 2008 11:45

#2

#2
Vendredi 19 octobre, 12h35

Nous étions à table, les Baka, et moi. J'avais l'impression de faire instruse, parmis ses quatre jolies filles qui n'arrêter pas un seul instant de plaisanter ou de s'envoyer des boutades, et des piques, alors je mangeais tranquillement, la tête baissée et les yeux rivés vers mon assiette. Le repas n'est pas extremement bon, il faut l'avouer. Cependant, disons que ... j'ai connu pire.
J'entamais mon yaourt au chocolat lorsqu'une brune s'avança vers nous. Ses cheveux légèrement ondulés lui tombaient au milieu du dos, et sa frange était éparpillée sur son front. Ses yeux pétillaient d'une étrange lueur, et un rictus envahissait ses lèvres couvertes de gloss brillant. Elle était ... Oh oui, elle était plus que belle, même avec cette air de méchante. Je restais ébahi devant elle, a son arrivée a la table, le yaout dans ma main gauche, ma cuillère à la main droit, et ... la bouche a demi ouverte.

« Dégages ... »

Ellwine avait parlé d'un ton franchement froid. Ces yeux avaient virés au noir en moins d'une seconde, tandis que la nouvelle venue affichait un sourire satisfait. Noor se leva, face à elle.

« J'ai pas envie de m'énèrver, Néa. Alors soit tu nous laisse tranquilles, et tu part, soit ... Heùm. Tu connais la suite.
- Oh, mais ne t'inquiète pas, très chère Nouuuur d'amour. Je suis juste venue transmettre une message.
- Je t'écoute, dis de nouveau froidement Ellwine.
- Oh, pour l'amour du ciel, Halloween, ce n'est pas à toi que je parle ! »


Je pense que, c'est à partir de là que tout c'est déclanché. Ellwine bondit sur ses deux jambes, renversant sa chaise, tandis que Néa la regarder, tête haute en s'avançant de quelques pas vers elle. Calécy recula sa chaise et se positionna entre les deux rivales tandis que ma cuillère m'échappa des mains. Noor se mit derrière Ellwine, essayant en vain de la retenir et de lui faire faire marche arrière. Mais Ellwine était tellement concentrée sur sa victime qu'elle ne faisait pas attention à ce qu'il se passait autours d'elle. Soudain, sans que personne ne comprenne quoi que ce soit, Ellwine sauta au dessus de Calécy, et se retrouva devant Néa. Un sourire s'étalait sur les lèvres de chacune. Néa attaqua la première, voulant mettre une gifle à Ellwine qui para d'un seul geste, à cinq petits centimètres de sa joue. Tout le refectoire les regardait à présent. Chacun avait posé ses couverts et regardait, intéréssés par se qu'il se passait au centre. Ellwine continua. Elle aggrippa avec force le col de la veste de sa soeur, et la fit reculer jusqu'au mur, où Néa renversa la situation, et que se soit Ellwine qui soit collée au mur. En un geste, elles se retrouvaient par terre, chute provoquée par Néa. Ellwine lui tomba dessus, et en fut presque ravie. La première gifle de la bagarre fut donnée, et Néa poussa un cris d'exclamation.

« Je commence à en avoir marre de devoir les séparées. Pas vous ? Demanda Calécy, lasse.
- Pire que marre. Mais c'est toujours marrant de voir Néa se prendre des baffes quand elle cherche la bagarre, renchérit Sonelya.
- Ouai, mais cette fois, j'en ai vraiment ma claque moi, dit sauvagement Noor, avant de se précipiter sur les deux filles qui en étaient à se tirer les cheveux. »


J'en était toujours avec mon yaourt. Noor entrait dans la bagarre, et sépara Ellwine et Néa pour prendre Néa et la pousser jusqu'au mur derrière. Un deuxième claquement retentit, et Néa cria une nouvelle fois. Je me levais, decida enfin de se que j'allais faire, tandis que Néa entraîner Noor par terre, cette dernière, refusant de se rouler sur le sol, essayer tant bien que de mal à ramper sur les genoux. Noor me vit arriver, mon yaourt a la main, un sourire froid sur mes lèvres. Elle se recula juste à temps, tandis que je déverser mon yaourt sur le si joli visage devant lequel j'aurai bavé si je n'avais pas connu son sale caractère. Néa hurla de rage, cette fois. Noor était retournée à la table par prudence, entraînant Ellwine qui se massait douloureusement le crâne.

« Tu as choisis ton camps, sale garce ... »

Sa voix me percuta comme un électro choc. Elle ne s'était pas encore relevée. Ma main glissa sur sa joue, et un troisième claquement rententit. Les larmes lui perlaient aux yeux; sa fierté venait d'en prendre un sacré coup, je crois. Tandis que je la repoussait en arrière, une dernière fois et qu'elle s'étala sur le sol froid en me regardant les yeux brillants de larmes, je lui lançais un regard noir.

« Ne t'avise plus jamais de me traîter de garce. »

Vendredi 19 octobre, 13h05

Nous étions à l'infirmerie, à quatre. Noor, Ellwine, Néa et moi. Les deux autres se sont presque fait jetées par les pions, qui nous ont surpris, Néa et moi à nous hurler dessus. Ellwine et Noor avaient alors dis, qu'elles aussi, avaient participées à la bagarre. Le pion avait alors sourit, connaissant apparement le tempéramment des deux jeunes filles. Il nous a ensuite envoyées à l'infirmerie, sans que nous puissions discuter. Et, c'est là que je me rendis vraiment compte qu'Ellwine saignait de la lèvre inférieur, et portait des marques de morsures au creu de son cou, ainsi que sur ses bras. Un léger bleu commençait à apparaître sous son oeil qui gonflait peu à peu. Noor avait quelques rougeurs sur les bras. Néa avait les traces de son maquillage qui avait coulé, et ses joues portaient distinctement la marque des paumes de mains ainsi que des doigts sur sa peau qui avait viré au rouge, et le chocolat avait laissé quelques traces de son passage. Je me regardais à présent dans le mirroir du couloir, et constata que sur moi aussi, le chocolat avait fait des traces, ainsi que quelques marques de griffures. C'est là que la porte s'ouvrit en grinçant, après plus d'un quart d'heure d'attente.

« Tient donc ! Ça faisait longtemps, vous.
- Disons, juste sept petits jours oui, soupira Noor.
- Entrez, jeunes délinquantes. »


Jeunes délinquantes ? Mais elle se prenait pour qui, celle là ? Mais à ma grande surprise, je vit Ellwine et Noor qui souriait, en échangeant un regard mi complice à Néa, qui s'était légèrement calmée depuis sa crise de larmes. Noor passa la première, tandis qu'Ellwine et Néa s'assirent à plus de trois mètres de distance, chacune à un coin de la salle. J'était au milieu, face à Noor qui me souriait alors qu'elle était en train de se faire examiner, alors qu'elle n'avais ... quasiment rien. Je compris alors que notre chère Noor se jouait de l'infirmière, pretextant un mal de dos quelconque, prolongant notre venue dans le cabinet.

« T'avises pas de recommencer.
- Tu m'as cherché, Nena.
- M'appelle pas Nena !
- Alors appelle moi Ellwine la prochaine fois.
- Non mais je dit se que je veux.
- Moi aussi figures toi !
- ... En plus, t'aurais pas pu mieux choisir ta nouvelle victime ? La nouvelle ... Je la plaint, franchement.

- Pourquoi tu me plaint Néa ? Tu crois quoi ? Qu'est ce que tu sais, sur moi ? Rien, tu ne sais ... Rien.
- Tu as raison, c'est pas toi que je devrais plaindre. Ce sont plutôt elles.
»

Elles, signifiait, d'après se que je compris, les Baka. Pourquoi plaindrait-elle les Baka alors qu'elle même foutait déjà le bordel dans le groupe ? Après tout, je ne ...

« Je crois pas non. Elle ne peut pas être pire que toi, Néa, renchérit Ellwine, la fusillant du regard. »

Vendredi 19 octobre, 18h05

La sonnerie avait retentit depuis cinq minutes, et nous étions encore dans le hall, Lio et Ellwine en train de se chamailler, tandis que Noor, Calécy et Sonelya étaient aux casiers.

« Rend-moi mon écharpeheuheuheuheu ... »

C'était comique à voir. Ellwine reprimait avec difficultés ses envies de rires, en voyant Lio sauter sur place, et prendre un air de gamin les épaules affaissées. On pouvais se demander quel âge mental il pourrai avoir, si on ne savais pas qu'il le faisait exprès. Enfin, Noor débarqua dans le hall, traînant un sac plastique derrière elle, en râlant dans sa barbe pour l'instant inexistante. Calécy et Sonelya apparurent au fond du couloir, derrière Noor.

« Nan elle te rendra pas ton écharpeheuheuheuheu.
- Siii je veux mon écharpeheuheuheuheu.
- Sérieusement, je crains pour ta santé mentale hein, s'exaspéra Noor en roulant des yeux.
»

Vendredi 19 octobre, 18h35

Les filles étaient descendus. Restait plus qu'Ellwine et moi, les yeux rivés vers le trottoir défilant sous nos yeux.
Les traits d'Ellwine était légèrement lasse, éffacés. Ces yeux rivé vers les passants étaient vide d'expression, le sourire figé. Le paysage défilait, me laissant naturellement neutre. Ellwine n'avais pas bougé depuis que les autres baka étaient sorties du bus, à regrets.
Soudain, sa main chercha dans sa poche un objet qui lui rappellait où elle se trouvait. Reprenant pieds sur terre, c'est son portable qu'elle saisit, et regarda l'écran illuminer son visage. Un sourire se dessina peu à peu sur ses lèvres, et ses yeux recommencèrent à pétiller.

« Dis, tu fais quoi maintenant ?
- Heuuu ... Je rentre un peu chez moi là. Ça s'voit pas ?
- Nan, mais j'veux dire, tu dois rentrer directement chez toi, où tu peux faire un détour ?
- Un détour ?
- Tanee est de retour, s'exclama-t-elle, un sourire jusqu'aux oreilles. »


Il était 18h45 quand Ellwine sonnait chez son amie Tanee. Le sms qu'elle avait reçu disait :« Retour de Paris il y a quelques minutes. Grande nouvelle à vous annoncer. Arrive, vite. <3 ».

Et voilà qu'elle m'avait emmenée, par précipitation, chez son amie. Je n'était pas vraiment ( pas du tout, même ) à l'aise. J'allais entrer chez quelqu'un que je ne connaissais pas, et qui ne me connaissait pas non plus. Ça m'inquièté un peu, Ellwine n'avais pas préciser à Tanee qu'elle venait accompagnée quand elle a répondu " J'arrive tout de suite. " Elle me lança un regard encouragent, tandis que des clées cliquetées dans la serrure. La porte s'ouvris en grinçant, tandis que notre hote grimaçait.
Elle était blonde. Blonde méché de rose dynamique, presque fluorescent. Ses yeux bleus-gris portaient sur nous un regard bienveillant, et enchanté. Quelques mèches de devant tombaient de derrière ses oreilles, et me fit découvrir ses boucles d'oreilles (nombreuses, je doit dire). Quatre à l'oreille gauche, puis six, à l'oreille droite. Elle souriait, montrant son emerveillement. Je constatait alors que toutes étaient pareilles. Chacunes s'aimait, et si l'une avait le malheur de s'éloigner pour quelques instants, les sourires se fânaient automatiquement. Elles s'aimaient. Peut être même à en creuver. Belle mort, je suppose, mourir d'amour. Je reportais mon attention sur ses vêtements. Elle portait un jean noir décontracté, et un tee shirt rose remplis de dessin noir. Colliers et bracelets étaient bienvenus chez elle, si bien que je ne pourrai tous les compter.

« ELLWINE !
- Tanee, répondit ma voisine, un grand sourire qui ne se décolait pas de ses lèvres.
- Entrez, entrez !
»

Un pas, deux, un pied devant l'autre, c'est en tremblant que je m'avançais à la suite d'Ellwine qui marchait franc-bon vers le salon, en suivant ses souvenirs, ses habitudes. Un sac de voyage avait été laisser tombé par terre, près du tapis, et quelques affaires jetés sur le divan dont un pull et une veste qui avaient glissé par terre. Ellwine s'approcha de la table, y jeta un coup d'oeil, puis se tourna vers moi. En tout cas, c'est ce que je croyais, jusqu'à ce qu'elle ne parle.

« Tanee, j'éspère que tu ne confond pas Edward Cullen avec ton Edward hein.
- Oh, j'aimerai bien qu'il soit comme lui, tu sais ...
- Je le sais même que trop bien ! Bref'. Excuse moi, Aro. Tanee, je te présente Aro. Aro, voici la fille dont tu as entendu parler toute la journée.
- Bienvenue chez moi, Aro.
- Merci. Enchantée d'enfin te connaître. Et, franchement, ne pars pas aussi longtemps, la prochaine fois. J'ai entendu parlé de toi, toute la journée.
- M'étonne pas, avec les quatre folles là ...
- Eh oh, Tanee, s'il te plaît, pas en ma présence.
- Bah tient, j'vais me gêner !
- Tu as appeller Edward ?
- Et pourquoi ?
- Pour lui dire que tu es rentrée.
- Oh ... Non. Après. J'ai quelque chose à vous dire avant. On attend juste les trois autres zouaves là.
- No soucies. »


Tanee repartie dans la cuisine, Ellwine regardait par la fenêtre, guettant le moindre indice suspectant la venue de ses amies.

« J'insiste pas auprès de Tanee, elle ne nous dira rien tant que les autres ne seront pas là. Désolée de te faire patienter. »

Elle semblait vraiment gênée, et désolée. Son sourire était sincère. Elle ne mentait pas.

« Ne t'inquiètes pas, j'ai tout mon temps, mes parents ne rentrent pas avant vingt heure. »

Et c'était vrai. Bien que j'aurai juste voulu faire à manger pour ne pas dinner casse-croûte, j'avais peut être même toute la nuit, si mes parents décider de faire la java chez moi. Je m'avançais vers la table, et regarda ce qu'Ellwine avait vu quelques instants auparavant. C'était un bouquin. Fond noir, avec en premier plan, des bras, si blancs puissent-ils être, tenant une pomme rouge entre leur doigts. Une écriture argenté me sauta alors aux yeux. Fascination.

« Ça représente le péché. La pomme d'Adam&Eve, et les bras du mystérieux Edward Cullen. Il tend la pomme vers l'héroïne, Bella. Elle a le choix, comme Adam&Eve. Soit elle la prend, soit elle ne la prend pas. Je ne te révèle pas la suite, tu le lira si tu veux, je te le prêterai.
- Volontier, merci. »


La sonnette de la porte d'entrée nous tira de notre contemplation. Tanee passa en courrant gaiement à côté de nous, et alla ouvrir. Trois jeunes filles apparurent dans l'encadrement de la porte, et parlaient avec beaucoup d'enthousiasme. Puis elles arrivèrent vers nous, et Tanee nous regarda, les yeux pleins d'étoiles.

« Bon. Vous savez que si j'étais à Paris ses deux derniers jours, c'était pour mon Karaté. Eh bien ... J'ai ... Oui. J'ai ... Non ... Je ...
- Tanee, accouche, pressa gentiment Sonelya, en souriant.
- Je suis qualifiée pour les championnats de france. »


Le silence règna une demi-seconde, avant que ses paroles firent de l'effet, puis l'explosion de joie gagna tout le monde, et je ne sais pas très bien se qu'il c'est passé. Je me suis retrouvée par terre, avec Ellwine qui se débattait, tandis que Noor et Sonelya enlaçais Tanee en faisant une sorte de ronde. Ni Ellwine ni moi ne nous attendions à ça. Calécy, elle, s'était légèrement reculée, amusée et prévoyante. Ellwine et moi nous regardâme, éberluées, quand Tanee réussi enfin à se dégager de l'étreinte de ses amies, et le silence régna de nouveau, tandis que quatre paire d'yeux se tournaient vers nous, soupsonneuses.

« Vous ... Heu ... Vous êtes pires que folles, s'exaspéra Ellwine. »

Elle se releva d'un bond, puis me tandis sa main que j'agrippais avec amusement. Le sourire qu'elle avais sur ses lèvres ne disparaissait pas.

« Bon, on fait quoi ce week' ? demanda Noor, avec enthousiasme.
- Je peux pas sortir, désolée, dit Ellwine, tout doucement.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Sylvie a appellé, je doit sortir le gros. Et le mien aussi, ma mère travaille.
- Ah ouaiiiiii ! Pourquoi on sortirai pas toutes ensembles au centre ? s'extasia Noor.
- Heuu ... Hésita Ellwine.
- Diiis tout d'suiiite que t'a honte de nouus ! cria la belle aux cheuveux noirs.
- Non, mais ... Pas d'conneries, s'vous plaît ...
- Aucune, promis. Alors c'est d'accord les filles ?
- Oui, répondirent-elles en même temps.
- Et toi, Aro ?
- Bah ... Pourquoi pas ? »

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 13:28

Modifié le vendredi 04 janvier 2008 13:49

#3

#3
Vendredi 19 Octobre 2007, 19h30.

« C'est par où, chez toi ?
- Dans la rue juste là.
- Oh ! J'passe aussi par là pour rejoindre la maison de ma mère.
- Bah génial ! C'est où exactement, chez ta mère ? lui demandais-je.
- Une rue perpendiculaire à celle ci. »


Nous étions en train de marcher côte à côte, sur le trottoir. La rue était calme, paisible. La nuit était déjà tombée, lorsque j'aperçue la maison de mes parents, éclairée, et trois voitures garées devant notre garage. Je voyais qu'Ellwine fixait anxieusement la voiture qui m'était inconnue, un 4x4 opel, dernier cri.

« Heuu ... Aro, dis moi, qu'est ce que ma voiture fait heùm ... Chez toi ?
- Ta voiture ?
- Bah, c'est la voiture de mon père, oui ...
- Mais, t'es sensée être chez ta mère ?
- Bah oui, justement, c'est ça qui m'inquiètes ... »


C'est vrai, ça. Qu'est ce que le père d'Ellwine faisait ... chez moi ?! Elle avait l'air un peu anxieuse, toujours, et ses yeux s'étaient éteint. Ellwine était presque figée devant la porte de chez moi. Evidement, je lui avais proposer d'entrer, pour qu'elle puisse elle aussi savoir se que son père fabriquait sous mon toît.
Quelle ne fut pas notre surprise quand on découvrit trois adultes assis dans notre canapé de cuir en train de consommé un apéritif et de rire aux éclats. Je jetais un coup d'oeil effaré à ma nouvelle amie, qui inspectait les dégâts de l'alcool avec suspitions sur son père. Quand je croisa son regard, une flamme de colère c'était allumé au fin fond de ses deux prunelles emeraudes.

« Ellwine ? Mais ... Que fait-tu donc ici ?
- Ma nouvelle et très chère amie vient de m'inviter chez elle pour savoir se que la voiture de mon père y faisait ...
- Ah ... Je vois. Je ne t'avais pas prévenue, c'est vrai ...
- Tu n'étais pas sensé vraiment le faire, en fait, puisque je ne suis pas chez toi ce soir.
- Même, j'aurai sûrement dû te dire que je sortais. Soyons bref, pour que tu puisses rentrer au plus vite, que ta mère ne s'inquiètes pas. »


Je voyais le regard d'Ellwine de plus en plus noir, sans comprendre pourquoi. Chaque parole était proféré avec un certain respect, mélé à une envie démoniaque et dévastatrice. Ellwine se retenait de ne pas lui hurler dessus. Elle déglutit avec difficulté, et me lança regard d'appel au secour ... Elle semblait ... très bizarre, inquiète, et vraiment sauvage.

« Il me semble t'avoir parler de Virginie et Servan. Ma collègue et son mari, non ?
- Heu ... Peut être, vaguement. J'ai des souvenirs comme quoi tu faisais des éloges à Servan et ses exploits de maniements de foules, mais Virginie ... Ah si, mais bien sûr, tu m'as dis que vous ...
- Oui, c'est bon. Bref'. Je t'avais dit qu'ils emmènagaient en ville, il me semble.
- C'est ... très probable.
- Eh bien, voilà. Tu viens de faire connaissance avec leur fille, Aro, et eux même. »


Ellwine s'était figée, crispée, regardant son père d'un oeil très noir, et vif. Visiblement, une querelle familiale aurai bientôt lieu ... Allez savoir pourquoi rapprocher peut être du suicide, aussi, je ne demandais guère d'explication à Ellwine, l'entrainant par la main au dehors, tandis que je criais que je ne rentrerais pas tard.

« Je ... je suis désolée, je ne voulais pas ... commença Ellwine.
- T'en fait pas va, je comprend. Mais ... Je peux te poser une question ?
- Va-y, soupira-t-elle, inquiète.
- Pourquoi tu ... es si en colère ... contre lui ?
- Oh. Une longue histoire, soupira-t-elle. Ça commence avec ma mère, et ça ce fini avec une autre femme mariée, en passant par l'alcool ...
- Ah, d'accord.
- Dis, malgré le comportement de mon père, tu ne me juge pas, d'accord ?
- Pourquoi je te jugerai ... ?!
- Eh bien ... Il est pas très ... C'est pas très ... Ce n'est pas des choses très catholique, tout ce qu'ils font, tu vois ...
- Non, je vois pas très bien là ... C'est qui, "Ils" ?
- Mon père, et ... »


Elle n'acheva pas sa phrase. Son portable sonna, des gens qui parlaient français avec un accent très ... prononcé, disons. Elle soupira en voyant qui l'appellais à cette heure, et décrocha.

« Lio ?
- ...
- Bah je le sais, quand tu m'appelle, ça s'affiche, idiot !
- ...
- Ah. Bah appelle heu ... Enzo tient ! C'est ton meilleure pote, il doit savoir lui.
- ...
- Mouais, okay. Salut !
- ...
- C'est ça ... »


Elle raccrocha en jurant que Lio était un imbécile de première. Je ne m'étonnais plus de rien, avec elle, à présent. Depuis la matinée, il s'était passé tellement de chose peu habituelles, que plus rien ne me surprenait.

« Dis, demain, tu pourra incité les filles à ne pas faire de conneries ? La dernière fois, j'ai été de corvées de nettoyer tout le bordel qu'elles avaient fait dans la réserve, ça m'a prit deux jours, et Alain n'était vraiment pas content du tout.
- Qui est Alain ? m'enquis-je.
- Mon oncle. Et heureusement que c'est lui. Si ça aurait été un autre, je suis sûre que la punition aurait été pire que celle là. Genre, je suis une vraie lade, moi ... n'importe quoi ...
- Une lade ? ... Ah ouii ! Les chevaux. Okay, c'est bon, j'ai compris, m'exclamais-je, ravie.
- Quoi, tu ne savais pas où ...
- Non. Je voyais pas ce que voulais dire Noor par " Centre " ... Et je n'osais pas poser la question ...
- Ah ... Bah, t'inquiètes pas, on se serais pas foutu de toi.
- Je n'en suis pas si sûre, tu vois ... souriais-je, malicieusement.
- T'as pas peur des chevaux au moins ?
- Tu rigoles j'espère ?
- Hum. Okay, très bien, nous verrons cela, alors.
- J'irai chez Tanee à 14h, c'est bien ça ?
- C'est bien ça.
- Bon, bah, à demain alors. »


Pour toute réponse, elle me salua de la main, avant d'enfoncer la clée dans la serrure de sa porte d'entrée, et d'ouvrir la porte. J'aperçus son visage fermé quand elle referma lentement la porte, en grimaçant. J'attendis quelques secondes avant de me retrouner et reprendre le chemin de chez moi, affronter son père. Qui étaient " Ils " ? Je n'aurais pas la réponse avant le lendemain, ou ... longtemps, puisque je ne suis pas sûre qu'elle soit prête à crâcher le morceau.
C'est en soupirant que je passais la porte d'entrée, tout en regardant vers le salon. Ma mère était assise sur le fauteuil de cuir brute face au canapé, où était assis le père d'Ellwine. Quand au mien, il s'était ... volatilisé. Les deux adultes se souriaient, l'air malicieux. Je rejoingnis mon père dans la cuisine; il préparait des pâtes à la bolognaise.

« Aah, Aro ... J'ai vu que tu as rencontré Ellwine. Une chouette gosse, je doit dire ... Elle a bien du courage ...
- J'ai pas tout saisi se que faisait son père ici, en fait ...
- C'est un collègue à ta mère. Elle l'a appelé tout à l'heure, pour lui dire qu'on avais emménagés, et il a demandé l'adresse. Puis, il est arrivé, et tu connais la suite ...
- T'a pas l'air enchanté.
- Il m'opportune. C'est ... Frustrant. Il me prend toujours de court. J'ai l'impression qu'il me déclare la guerre, essayant toujours de se vanter et patati patata ... Je ne veux pas dire de mal de ton amie, mais son père ...
- Elle m'a dit la même chose. Fin, pas exactement sous cette forme là. Disons qu'elle m'a dit de ne pas la juger par rapport au comportement de son père, qu'il ne faisait pas forcément ... »


... des choses très catholiques.
Je compris alors le sens de la phrase qu'Ellwine avait tenté de m'expliquer. Je tentais de rester debout, n'y parvenant pas, c'est en tremblant que je m'affalai sur une chaise.

« ... Des choses qui plaisaient à sa fille. »

Samedi 20 octobre 2007, 10h15

Dur réveil. J'ai veillé quasiment toute la nuit, essayant de déméler tous les mots qu'Ellwine m'avait gracieusement donné de cette relation pas très catholique. J'en tirai mes propres conclusions, et decidais d'aller lui parler au plus vite. Or, je ne la voyais que dans quatre heures ... Encore quatre heures à me torturer l'esprit, à me tuer à petit feu, si cela continuer. Mon père avait paru surpris quand mon teint avait viré au blanc nacré quand j'avais enfin compris le sens caché de la phrase. Enigme. Après s'être assuré que je n'étais pas malade, il rejoignit les deux adultes dans le salon, sans se douter de se qu'il se passait exactement. J'avais mis la main dessus, et m'étais empêtrée dans un drôle de pétrin. Ellwine me devais quelques explications sur tout cela.
J'eu beau tourner, tourner et encore tourner sans cesse sa phrase dans ma tête, elle ne pouvait avoir aucun autre sens que celui ci. C'est troublée que j'entrais dans le salon, en détaillant le père d'Ellwine au maximum.

« ... dement, c'est tout autre chose que ce que l'on pense. Jamais je n'oserai m'approcher de cette foule. Je ne sais pas comment tu fais, Servan.
- Eh bien ...
- Quoi que, faut dire, j'ai vu pire cas que j'ai su maîtriser, bien sûr. Mais tout ce petit monde là ... Des adolescentes en châleur oui ...
- Oh s'il te plaît, Jean, pas de mesquinerie de ce genre. Elles ne peuvent tout de même pas être toutes comme celà, voyons, si ? Servan ?
- Eh bien, c'est difficile à dire. Je ...
- Oui, evidement. C'est normal, lorsque les unes commencent, les autres suivent, Normal. C'est bien pour celà que je suis étonné que ma fille y aille. Ni moi ni sa mère aimons la foule, et elle ... Elle semble ... Adorer. Et encore, le mot est ... petit. »


La discution me revenait à l'esprit, retenant les moindres détails, bien que je ne sus de quoi ils parlaient. A quoi Ellwine avait accepté d'aller alors que cela étonnait son père ? De quoi parlaient-ils, en désignant des adolescentes en châleur ?
C'est alors que Jean pris congé, après que nous ayons fini le dessert. Je vis le soulagement traverser le visage de mon père, et me forçais à sourire. Il me pria d'aller me coucher, ce que je fis, sans discuter. Plus tard, j'entendis la querelle éclater.

Mes parents avaient deserté, aujourd'hui. Mon père bossait sur le concert du soir, au Splendid, je crois. Ma mère était sans doutes partie rejoindre Jean à son boulot, bien entendu. Quand à moi, je restais seule jusqu'à l'heure à laquelle je devais me rendre chez Tanee, où le père de Noor nous attendrait.

Samedi 20 octobre 2007, 14h10

« Noor est en retard, lança Calécy.
- Ça change pas de d'habitude. encore, elle est pas en retard là, dans vingt, elle le sera vraiment, rencherit Son'.
- Ouai, mais bon, Ellwine avait dis 14h30 là bas quoi, dit Tanee, légèrement embêtée.
»

Ça faisait cinq minutes que j'étais arrivé, et nous attendions dehors, sous le porche de la maison, à l'abris du vent. Les voitures et les minutes défilaient, et toujours pas de volvo noire à l'horizon, toujours pas de Noor.

« Mais bordel, elle fout quoi ? Il est 20 ! s'enerva Son'
- Et Ellwine, elle vient pas avec nous, demandais-je ?
- Non, elle y ait depuis ce matin, elle. Du coup qu'on sort pas, elle a demandé si elle pouvais être de garde, pour payer ses fins de mois.
- Elle travaille là bas ?
- Parfois, pour rendre service à Alain. Et il lui donne de l'argent de poche.
- Okay. »


Un moteur gronda, et on remarqua que ce n'était qu'une vieille moto qui beuglait, tandis que le portable de Tanee sonnait, un son américain qui me disait quelque chose. Ce n'était autre que Noor, qui prévenait qu'elle allait être un peu en retard, à cause d'Ellwine soi-disant, qui l'avait appeller. Tanee racrocha en pestant. Deux minutes plus tard, miraculeusement, le doux son qu'on avait attendu pendant près d'une demi heure se manifesta. La volvo apparaissait sur le trottoir d'en face, avec deux personnes à bord, notre jolie brune, ainsi qu'un adulte portant un beret. Les filles m'y emmenèrent, et nous prennions la route vers je ne sais où.

♪ Bei Bei Bei Ist Vorbei Bei Bei ♪ (^^p)
« Oh nooon ...
- Quoi ? S'exclamèrent Tanee, Calécy et Sonelya en même temps tout en regardant Noor.
- Corvées de poneys
- Heu, c'est à dire ? demanda Sonelya. Parce que j'ai jamais été moi non plus, alors je sais pas ce que c'est, corvées de poneys ...
- Moi non plus, renchérirent Tanee et Calécy en même temps, aussi.
- Bah moi alors ... disais-je.
- Heuu ... Bah vous verrez, nous dit-elle, avec un sourire très, très sadique. »


Samedi 20 octobre 2007, 14h45

« Bordel, Noor, Ellwine avait dit 30 ! Il est 45 ! Cria Sonelya, une fois la volvo disparue au bout de l'allée.
- Oh c'est bon, elle est en train de monter là ... Fin, je crois. »


Les filles m'emmenèrent vers ce qu'elles appellaient un manège. Enfin, les filles. Noor, nous emmenait. Elle nous fit passer devant les rangées de box, carressant quelques chevaux au passage, faisait signe à des palfreniers, puis nous fit passer une grande porte, assez large pour faire passer un 4x4, et nous accedèrent aux coulisses. L'espace entre le mur et le par-botte était suffisant pour y mettre un public, assez petit, mais un public quand même. En face, de l'autre côté, on voyait des gradins, tout le long de la piste, pouvant contenir deux bonnes centaines de personnes. Jamais je n'avais vu un centre équestre aussi grand. Un quart de la moitié des gradins, à droite, était remplis par des parents, qui suivaient la leçon de leur enfant à poneys. Le manège était coupé en deux partie égal, et à gauche, trois adolescents travaillaient leurs chevaux en botte à botte au pas, tout en discutant. Je reconnue Ellwine, qui était au milieu, sur un cheval noir, avec ses crins pendant jusqu'à son épaule. Elle était entouré de deux garçons, l'un montant un cheval gris souris, avec la même taille de crins de couleur noir, et l'autre montant un cheval pie-alezan, crins coupé en brosse. J'entendis Noor poussant un petit cris d'exaltation en les voyant, les yeux pétillant.
Le gris partis au trot, passant devant nous qui étions accoudés a la porte du par-botte, son cavalier nous souriant et nous lançant un clin d'oeil. Wahou. En jetant un regard aux quatre autres, je pouvais voir qu'elles bavaient déjà d'envie. Non non, rassurez vous, elles ne bavaient pas sur le cheval, malheureusement. Ellwine partie elle aussi au trot, passant devant nous en lançant un bonjour très joyeux. Le pie partie lui aussi, son cavalier fuyant notre regard comme s'il était géné. Puis d'un seul coup, les trois cavaliers partirent au galop, ensemble, coordonnés. Arrêt, trot, puis re-galop. Changement de main ainsi que de pied les uns derrière les autres, re-arrêt, puis re-départ au galop. Ils repassèrent au pas, Ellwine laissant la monture divaguer, tandis que le cavalier sur le cheval gris venait à sa rencontre, une nouvelle fois. L'autre nous regardait, intrigué, puis fit demi tour et rejoint le couple qui était déjà au centre du manège. Ils se parlèrent quelques secondes, puis on entendit une porte claquer, et les poneys partirent vers leurs boxs, les cavaliers les tenant, pieds à terre.

« Bon, les enfants, vous avez détendu ?
- Oui chef', s'exclama la cavalier gris.
- Ellwine ?
- Oui.
- Yoan ?
- Aussi.
- Vous êtes prêts à travailler alors ? Séparément hein.
- Pourquoi séparément ? S'indigna Ellwine.
- El', travaille tes figures de dressage, je te laisse la liberté d'épater tes amies avant la corvé. Lucas, travaille l'épaule en dedans, et Yoan, essaie de le placer puis de l'incurver, sans le braquer. J'ai pas envie de repasser des mois à le débourer une quatrième fois ce pauvre cheval.
- Bien, dirent-ils ensembles. »


Je compris alors que l'homme qui avait parlé, se trouvait de l'autre côté, appuyer lui aussi surle par-botte, n'était autre qu'Alain, l'oncle d'Ellwine. Et alors, tandis que les mots qu'avait prononcé Alain à Ellwine prenait forme, le spectacle commença.
Ce n'était plus une cavalière montant sa monture noire, non. C'était un couple de danseurs, allant parfaitement l'un à l'autre. Ellwine commença par des choses faciles, les moins imprécionnantes. Tout en étant au trot, son cheval se plaça et s'incurva, juste avec une légère pression des bouts de doigts. Le cheval répondait au doigt et à l'oeil, ça, c'était sûr. Elle continua avec un doublet dans la largeur tandis que les autres se mettaient au travail, et nous fit une sublime session à la jambe, son cheval partant bien parallèllement vers la piste. Elle continua avec une épaule en dedans durant la demi-largeur, puis un départ au galop sur quelques mètres pour nous faire une superbe glissade des postérieurs, tandis que les antérieurs étaient toujours en train de galoper. Essouflée, elle s'arrêta à notre hauteur.

« Bah dis donc, soufflais-je.
- Attend, t'a encore rien vu, me sourie Ellwine. »


C'était vraie. Elle nous fit tout. Lever son cheval à plusieurs reprise, sa crinière ondulant dans le mouvement, puis se rapprocha de Lucas je crois, celui sur le cheval gris, ainsi que de Yoan, qui avait arrêté son exercice.

« Eh allez, un dernier pour la route, murmura Noor, si discrètement que nous l'entendirent toutes les quatre. »

Si ça aurait été un spectacle, ce ne pouvais être autre que le final. Les trois chevaux s'alignèrent sur la ligne du milieu, un coup d'oeil vers chacun et ils se levèrent, d'un coup. Repos. Demi tours puis galop, et enfin, fini.

« Peutain ... J'ai plus rien à faire. J'vois pas pourquoi ma mère veux toujours pas monter dessus, il bouge pas. Il est pas comme l'autre con, là, lui ne bouge ...
- Bon. El' ? Tu peux venir ici, deux minutes ? »


Nous sursautâmes. Alain s'était installé à deux mètres de nous, sans bruit. Les trois cavaliers se dirigeait vers nous, Ellwine presque figée.

« Bon. Tu prendras une leçon une autre fois. Occupe toi de Schwarz, puis met le Schtroumpf en liberté. Il est trop nerveux pour que tu le monte direct. Quoi que, tu peux le laisser en liberté puis le mettre au travail à la longe automatique. Ça devrait lui faire du bien et le calmer.
- Okay.
- Ensuite, si tu pouvais sortir Apocalypse et Nowhere, se serais sympa. Sophie est absente aujourd'hui.
- Pas de problèmes.
- Merci. »


Dès qu'Alain quitta les coulisses, on entendit un bref "Géniiial" et les rires des deux garçons, tandis qu'ils mettaient pieds à terre. L'oeil de Noor brillait étrangement, lorsqu'Ellwine s'approcha de nous, son cheval derrière elle.

« Whoooo c'est géniiiial ! Nowhere, putain. »

Samedi 20 octobre 2007, 15h45

Chacun était de son côté. Ou plutôt, il y avait plusieurs équipes dispercées dans l'écuries. Les deux garçons était partis, voilà près de vingt minutes, vers les boxs de leurs chevaux respectifs. Ellwine nous avait emmenées vers le box de son cheval, et s'acharnait à le panser, accompagnée par Noor. Calécy, Sonelya, Tanee et moi restions plantées à l'exterrieur du box, à faire la conversation avec deux jeunes filles invisibles, qui, visiblement, ne nous écoutaient pas, trop occupées à glousser sur les deux cavaliers partis. Lorsqu'Ellwine sortie du box, les cheveux en bataille et couverte de paille, nous nous taisâmes et nous ecartâmes. Tanee retenait un éclat de rire, tandis que Sonelya regardait ses cheveux, horrifiée. Calécy faisait mine de regarder ailleurs, sentant le fou-rire poité le bout de son nez.

« Oh, je vous en pris, riez. Je m'en fiche de toutes façons, Noor est en bien pire état que moi. »

Ellwine jetta un regard amusé dans le box, tout en s'époustant. Noor pointa le bout de son nez au dessus de la porte. Encore, Ellwine, ça aller, oui. Elle n'était pas si amochée que Noor. Cette dernière s'était, sans doute, nous n'en étions pas sûre, roulée dans la paille suite à un fou rire incontrôlable. Ellwine s'était ensuite vengée en la recouvrant de paille. Heureusement, le box venait juste d'être refait. Qu'elle aurait été le désastre s'il y avait eu du crottin dans la paille ? Bref'. Tandis qu'Ellwine recouvrait l'animal, nous autres, nous débarrassions Noor de toute la paille dont elle était couverte. Malheuresement, c'est bien à ce moment là que décide de venir les gens dont on ne désire pas qu'ils vous voient ainsi.
Yoan et Lucas sortaient tranquillement de l'écurie nord, et se dirigeaient vers nous. Le temps de réaction fût très long, et ils étaient déjà à cinq mètres de nous quand nous commençions à nous affolées. Ellwine, entendant les plaintes de Noor, sortie en trombe du box, après avoir fini de fermer la couverture de son cheval. Voyant les deux garçons, et jettant un regard amusé à Noor, elle décida d'aller les voirs avant qu'ils n'arrivent à leur but. En quelques pas, elle fut près d'eux, les retenant à grand peine. Je les virent hésiter, puis regarder étrangement Ellwine. Curieuse, j'avança vers eux pour entendre l'explication d'Ellwine.

« Heu, t'es gentille El', hein, mais on a d'autres chats à fouetter pour le moment. Tu vas pas t'en sortirent, t'a deux chevaux à sortirent, un a mettre en liberté puis au travail, et t'es de corvées. Franchement, accepte notre aide.
- Oh oui, tient ! Volontier ! S'excalma-t-elle, soulagée des intentions des garçons.
- Qu'est ce qu'à Noor ? Elles sont toutes autours d'elle ...
- Oh ... Heuu ... Rien.
- El' ?
- Disons que ... On a un peu rit.
- Je ... Je vois. Yoan se ferait sûrement un plaisir d'être à la place de toutes ses filles. »


L'intérréssé releva soudain la tête, prenant part à la discution en donnant un coup de poing dans les côtes de Lucas.

« Dis pas n'importe quoi !
- Ouai ouai ... Toutes les fois que j'en entend parler, hein.
- N'importe quoi ! Ellwine ! Défend moi quoi !
- Chad, arrête. C'est bon quoi, lâche le. S'il fantasme sur elle, c'est son problème, parce qu'elle, elle fantasme sur son cheval. Point. Compris, tous les deux ?
- Oui, dirent-ils, ensemble, sur un ton exaspéré. »


Je fit un pas de plus, et m'accrocha au bras d'Ellwine avant de me rétaler sur les fesses. Les deux garçons me regardèrent, interloqués, avant de voir mes lèvres crispées en une drôle de grimace peu fort jolie. Ellwine agrippa ses mains à mon bras, et me regarda, sourcils arqués.

« Quel est le programme qui s'ensuit ? Dis-je, fort intéressée par les évènements à venir.
- Eh bien, les garçons vont aller préparer Nowhere et Apocalyspe, ensuite nous rejoindrons. Pendant ce temps, j'en profiterai pour panser vite fait Schtroumpf et le mettre en liberté. Puis, si les garçons ont fini avant, ils viendront pendant que j'essaie de rattrapé le maudit, puis on le conduira a la longe automatique. Ensuite, on s'occupera des deux zigotos.
- Et les corvées ?
- On les feras tous ensembles. Les filles seront ravies. Surtout Sonelya, dit-elle, la fin de sa phrase dans un sens légèrement ironique.
- Okay. On se retrouve tout à l'heure alors, lança Lucas, nous envoyant un clin d'oeil et disparaissant en entraînant un Yoan ébété.
- Corvées ? Corvées de quoi ?
- Corvées de poneys, malheureusement.
- Pourquoi, malheureusement ?
- C'est la plus longue et l'une des pires corvées ... Tu essayeras de compter les poneys, tu verra ensuite. »


Okay. Alors, déjà que corvées = pas bon. Donc, corvées poneys = Pas bon du tout. Eh bien. Faudra s'y faire à tout sa, hein, parce que je suis pas sûre que ce soit la dernière fois qu'on me la fait.

« Alors ? Demanda Noor, enchantée de la dispatition des deux garçons.
- Direction Schtroumpf, puis petit manège et longe automatique. »


La suite fut un peu brouillée. Je ne prennais pas vraiment part à ce qu'il ce passait autours de moi, et répondais par des acquiessements aux questions sans les entendrent. La chose qui me sortie de mon brouillard n'était autre qu'un hennissement furieux. Je me rendis compte alors que nous étions à l'entrée du petit manège, et qu'Ellwine venait de libéré son cheval. Horrifiée, je compris alors toutes les phrases d'Ellwine, ses allusions, surnoms, mais aussi les phrases d'Alain. Schtroumpf était un cheval furieux et très fougueux. Ellwine lacha la boucle du licol, et couru à nous tandis que le maudit, pour reprendre les mots d'Ellwine, se levait de toute la hauteur de son corps en hénnissant. Rien que d'immaginer Ellwine sur cette machine infernal, j'en frissonnais. Certe, elle était bonne cavalière. Aussi, avec la puissance du petit cheval, je m'étonnais de la voir encore sur ses deux jambes, intacte. Ellwine soupira, exaspérée.

« Et après, on s'étonne que plus personne veut monté dessus, mais s'il continue à faire son fier-chaud-lapin, ça va pas arranger les choses.
- En parlant de chaud lapin; Ellwine. J'ai a te parler. »


Elle me dévisagea. Elle comprit alors que j'avais moi même compris, et pâlit, mal à l'aise. Le silence tomba, rompu seulement par le martèlement des sabots au galop sur le sable du manège. Ellwine évitait mon regard. Au moins, je lui avait fait comprendre que je savais, et que j'aimerai qu'elle m'explique un peu plus. D'autant que ce soir, je ne pense pas avoir le temps de lui parler, puisque mon père m'avait envoyer un sms, comme quoi il m'avait trouvé une place au concert qu'il surveillait, pour pas que je m'ennuie, soi-disant. Il fallait donc que je sache ce qu'elle me cache avant cette soirée, sinon, elle serait foutue, ma belle soirée.
Je me maudit intérieurement d'avoir gâcher se moment. Quelques minutes plus tard, ce qui me parut une éternité, Ellwine s'avança vers le milieu du manège, et leva sa main, comme le salut indien. Étonnée, je vis que son cheval s'arrêta, et s'avança vers elle. Il n'était pas si bête, finalement. Elle passa la boucle de la longe dans l'anneau du licol, et nous précéda sur la route de la longe automatique. Elle me lança un coup d'oeil, et me fit signe de venir, ce que je fit discrètement, même si je savais que les filles voyaient bien que nous devions parler sans être entendues. Je me doutais aussi que les filles étaient au courrant de toutes ses manigances, mais je devais lui parler seule à seule.

« Alors, tu as compris.
Ce n'était pas une question. Elle sembla soulagée, et déçue en même temps.
- Assez vite, oui.
- Je suis désolée.
- Non. C'est pas toi. Et comme mon père à dit, et je suis entièrement d'accord avec, c'est pas ta faute. Tu n'y ai pour rien, je n'ai pas à te blâmer pour les faits et gestes de ton père. D'ailleurs, je crois que le mien a compris, et qu'il sait que je suis au courrant aussi, et toi de même.
- Ah. Eh bien, merci. »


Je ne m'y attendais pas, mais Ellwine s'arrêta et me serra dans ses bras. Un doux parfum framboise m'envahit, et elle se retira aussi vite. Nous étions arrivées, et les garçons remontaient la grande allée des écuries ouest, face à nous, qui étions côté est. Ellwine fit rentrer Schtroumpf dans un compartiement, puis sortie et ferma derrière elle, tandis que Lucas règlait et mettait la machine en route. Puis, nous partîmes vers les écuries Ouest, et nous arretâmes devant deux box face à face. A droite, un cheval appaloosa/capé(*) auquel je ne fis pas vraiment attention, avec sur sa porte de box, "Nowhere" inscrit en lettre manuscrite. A gauche, une jument alezan cramé, style plus foncé que Galet d'Auzay, et plus claire que Calimucho, couleur un peu Quilano de Kalvarie ou de la magnifique Cigale du Taillis quoi, avec quelques ressemblences avec le grand Dilème de Cèphe, et Baloubet de Rouet, aussi fine que Débat d'Estruval Mili ou qu'Expo du moulin, aussi grande que Parco avec son mètre soixante-dix, aussi douce que Fine Merveille, et aussi belle que Carinho des Noes, qui est un splendid étalon entre nous ( SI j'étais une jument, je n'hésiterai pas. ). Bref', vous l'aurez sans doutes compris, je fantasmais sur Apocalypse, comme vos mamans fantasment sur Brad Pitt, et vos papas sur Angélina Joli. ( En attendant, vive Cheval Star et ses fiches célébrité, se qui m'a permis de me retrouver dans toute la desciption. )
Ellwine se stoppa, nous faisant face. Avec les yeux pétillant remplis de malice, elle se tourna vers Noor, qui était à ma gauche.

« Noor, accepterais-tu de me rendre un tout petit service ? demanda-t-elle, avec un air gourmant comme si elle réclamait une friandise, ce qui me fit peur sur le coup. Noor ne recula pas.
- Quel genre de service ? Demanda-t-elle, tendu, très peu sûre de savoir quel genre de service elle devait rendre.
- Eh bien, disons simplement que je ne compte pas laisser Apocalypse sellée pendant une heure, et que si je la monte après Nowhere, ma corvée risque de se terminer aux alentours de vingt-deux heures, puisque bon nombre d'entre vous devrons partir vers les dix-huit heures trente. Alors, si tu veux bien me rendre service, peux tu monter la ravissante qui se trouve dans ce box, et a sur laquelle tu prends un désir ardent à vouloir faire travailler ?
- Tu plaisantes ?
- Pas du tout. Je suis super sérieuse. Par contre, grouille toi de dire oui sinon, j'te botte les fesses. Parcequ'on a perdu du temps avec tes roulades dans la paille hein. »


Réaction innatendue. Noor se jetta dans les bras d'Ellwine, qui vacilla un peu, puis la serra dans ses bras. S'ensuivis un long dialogue euphorique entre les deux filles, qui se poursuivis jusqu'à leur entrée dans le manège désert. Elles montèrent chacune sur leur cheval, et commencèrent à travailler ensemble. Noor semblait si heureuse que j'en avais la gamelle par terre. Ellwine rayonnait d'avoir fait la surprise a son amie, et bientôt, elles partirent chacune au trot, Noor redécouvrant les sensations de l'équitation.

« Ellwine aurait très bien pu la faire monter à cru avec elle. Mais elle n'est pas sadique à se point, quand même, lança Lucas, l'oeil étincelant, en regarda la belle châtain-clair.
- Noor aurait quand même accepter.
- Noor aurait accepter en toute condition, de toute façon. Que ce soit n'importe quel cheval, mais encore plus si c'est Apocalypse ou Amaranth.
- Ainsi, c'est vrai ?
- Quoi donc ?
- Elle fantasme sur mon cheval ?
- Ça te blesse qu'elle ne te remarque pas ? Nan, t'inquiètes pas, je suis sûr que ton tours viendra. Ton cheval d'abords, cependant hein !
- Et toi, avec El' ?
- Quoi, moi avec El' ?
- Arrête Lucas, j'vois bien votre petit jeu à tout les deux. Vous vous tourner autours comme un chat et une souris.
- Je vois pas de quoi tu parles.
- C'est ça, fait l'innoncent. »


Les deux garçons se turent. J'avais cependant moi aussi remarqué le manège Lucas-Ellwine, mais aussi Yoan-Noor, aussi bien que celui de Lio. Personne n'était vraiment discrèt. C'est alors que, en parlant de discrètion, une porte claqua violement. C'est pétrifiée que je vis les deux chevaux s'emballer, et galoper à fond les manèttes. Apocalypse suivait Nowhere, qui n'en faisait qu'à sa tête. Soudain, Nowhere se leva, puis shoota. Apocalypse frémit, et s'écroula par terre, tandis que Noor sautait sur ses pieds avant de finir écrasée, et qu'Alain entré, furibond, dans le couloir. Il semblait plus que furieux. Il avait assisté à toute la scène, et se dirigeait vers les estrades, vers la porte qui venait de claquer. Nous virent une ombre bouger furtivement, avant de réouvrir la porte et de s'enfuire. Alain s'arrêta, soupira, puis entra dans le manège. Lucas et Yoan étaient déjà au milieu, sans que je m'en rende compte. Tanee prit ma main et la serra, fixant ses deux amies. Nous quatre autres, décidèrent de nous approcher.

Ellwine était en pleure, Noor tremblait, Alain examinait Apocalypse, et Lucas et Yoan se regardaient. Je fis ce que je n'aurais jamais dû faire. Je regarda la jument, couché sur son flanc. Une ouverture d'une bonne vingtaine de centimètre écorché son poitrail, et le sang qu'elle perdait coloré le sable. Lucas s'approcha d'Ellwine qui fonça vers son torse, et Yoan resta pétrifier, à un mètre de Noor. Tanee me serrait toujours les doigts, et Sonelya avait fait demi tour avec Calécy, ne pouvant supporter plus longtemps la vue du sang. J'inspira profondément, tandis qu'Alain appellait le vétérinaire sereinement. Il serait là d'ici cinq minutes. Lucas serrait toujours Ellwine dans ses bras, et la fit lâcher les rênes de Nowhere, qu'elle tenait fermement. Si la situation n'aurait pas été aussi pesante, choquante et lourde, je les aurais admiré, tellement le spectacle était beau. Mais nous n'étions pas dans un moment très favorable pour admirer deux adolescents, et il fallait agir.

« Yoan, occupe toi de Noor. Lucas occupe toi de ... Oh, je vois que c'est déjà fait. Bon. Alors, Aro, c'est ça ?
- C'est ça.
- Tu vas m'aider. Tu t'y connait, dans le monde des chevaux ?
- Légèrement.
- Bon. Il faut que je la déssangle. Cela risque de l'énerver, à cause de sa blessure. Elle s'est aussi peut être entailler le passage de sangle après s'être débattu avant leur galop. Donc, j'aimerai que tu la calme, que tu lui parles doucement. Tu en sera capable ?
- D'accord. Oui.
- Très bien. Viens là, à côté de moi, et carresse là. Rassure là. »


Je m'accroupie, tremblante à l'idée de faire un faux pas. Je voyais bien que la jument n'était pas dans une position très confortable, aussi je comprennais qu'il fallais lui enlever sa selle, tout en la rassurant. Ses yeux affolés m'indiquèrent qu'elle avait peur. Je lui chuchotta quelques mots, doux et sereins, puis commença à chanter une berceuse. Alain me regarda du coin de l'oeil, inquiet pour ma santé mentale sûrement, mais la jument s'apaisa, et ferma les yeux, tout en poussant un soupir de bien être lorsque la sangle la liberra. En effet, la sangle de cuir l'avait bien entaillée, et elle saignait de ce côté aussi. Nous entendirent des pas, puis la porte du manège grincé, et virent le vétérinaire accourrire avec sa saccoche noir. Il examina la jument quelques instants, puis nous demanda gentiment de sortir. Lucas me demanda de prendre Nowhere, occupé lui même à faire sortir Ellwine qui était toujours en état de choc. Yoan releva Noor, qui n'était, elle non plus, plus présente dans la réalité. Toutes les deux marchèrent vers l'écurie Ouest sans s'en rendre compte, mais toutes les deux soutenues des deux garçons auquels elles faisaient battre le coeur. Je fis rentrer Nowhere dans le box et vis Lucas porter Ellwine dans la paille, Yoan faire pareil. Elles devaient se reconnecter, et très vite. Ils les installèrent, allongées toutes les deux, et se retirèrent.

« Qui à fait ça, à ton avis ? Demanda Yoan.
- Je vois qu'une seule personne, répliqua Lucas. Une personne qui fout toujours la merde quand tout va bien, une personne qui a très bien le droit de venir ici quand bon lui semble, et une personne que tout le monde haïs dans l'entourage d'Ellwine. Ça ne peux être que ...
- Néa, fis-je à la place de Lucas. Ça ne peux être que cette garce de Néa, en effet. »

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 13:45

Modifié le dimanche 20 janvier 2008 13:49

#4

#4
Samedi 20 octobre 2007, 17h50

Il nous restait trois quart d'heure avant de partir. Noor qui était toujours allongée, respirait profondément. Ellwine venait de nous quitter précipitament, pour se diriger vers le grand manège, vite suivit par Lucas. La corvée poneys, quant à elle, n'avait toujours pas été effectuée. Essouflée, Ellwine revint avec Lucas qui courrait derrière. Elle semblait soulagée.

« Tout va bien. Elle va avoir du mal à revenir ici, mais ça va.
- Pourquoi elle va avoir du mal ? demanda Calécy, qui était revenue entre temps.
- Ils ont dû anésthésier son poitrail pour pouvoir le recoudre, dis Lucas, à bout de souffle d'avoir suivit Ellwine.
- Et en plus, on est toujours de corvées poneys, alors on y va, il nous reste que trois quart d'heure. »


Ellwine avait retrouvé sa pêche naturelle, et fonça vers les écuries poneys. Noor se releva, encore tremblante, et s'accrocha à Yoan, tandis que Lucas levait les yeux au ciel devant la maladresse de son ami. Tanee, Sonelya et Calécy suivirent à grand peine Ellwine, et Lucas indiqua la route à suivre. Ellwine était au milieu d'une pature, les poings sur les hanches, nous attendant. Lucas sourie, amusé, et entra dans la pature tandis qu'il nous disait de pas bouger. Il se faufilla vers Ellwine qui hurla et le tappa dans le dos tandis qu'il s'exclaffait. Puis ils poussèrent les poneys un par un a rentrer dans les boxs tous reliés les uns aux autres, et fermaient les barrières des boxs derrière plusieurs poneys, et continuèrent. Ainsi, tous les poneys furent rentré, et Lucas nous demanda de faire le tour et de les rejoindre à l'interrieur. Ainsi fait, nous avions droit au spectacle Ellwine-Lucas se gueulant et se tapant dessus, à cause des poneys, mais prennaient bien plaisir à s'engueuler, en passant.

« BREF ! STOP ! Alors, nous sommes ... 1,2,3,4,5,6,7 et 8. Très bien. Une personne par box, et on fini les deux derniers pour ceux qui vont le plus vite. Les brosses sont là, je prend le premier box, Let's go my friends. »

Le principe était simple. Prendre une brosse, et brosser le poney. Oui. Seulement, il y en avait quatre par box, et ils étaient maculés de boue. Un peu moins simple là, non ? Heureusement pour nous, les boxs étaient seulement composés de sortes de barrières. Nous pouvions alors nous voir, et discuter à notre guise.

« Vous faites quoi, ce soir ? Demanda Lucas, en portant la voix puisqu'il était au deuxième box, loin de Tanee et Moi.
- Suis avec Edward, avait formulé ma voisine.
- Match de Basket en V.I.P, avait précisé Sonelya.
- Cinéma, dit lugubrement Calécy, guère enchantée.
- Rien. Et toi ? Demanda Ellwine.
- Eh bien ... J'étais censé accompagner mon cousin au concert des Nevada Tan ce soir, mais il peut plus y aller.
- Et tu comptes faire quoi ?
- Il est où, ce concert ? Criais-je.
- Je compte heu ... Attend. C'est au Splendid, Aro, me répondit-il.
- Tu rigoles ?
- Non, pourquoi ? »


Lui et Ellwine avaient quitter leur box, brosse à la main, et s'étaient dirigés vers moi. Lui étonné, elle curieuse. Les autres écoutaient avec attention.

« Mon ... mon père surveille ce concert ce soir et ... heu ... Il m'a pris une place.
- Ellwine ? s'écria-t-il, presque d'un ton acustateur.
- Quoiiii ? fit-elle, innoncement. Qu'est ce j'ai fait ? Ou que je n'ai pas dit ? Ou pas fait ? Ou ... BREF QUOI ?
- Voudrai tu m'accompagner, ce soir, au concert de Nevada Tan ?
- Tu ... Tu ... Tu plaisantes ?
- Je suis le plus sérieux du monde.
- Je ... Oui. Oui, je t'accompagne. »


Ils retournèrent ensembles vers les deux box tandis que je retournais à mes occupations, tout en croisant les regards déçus de Noor et Tanee. Sonelya me tournais le dos, et Calécy était accroupie. Ces deux regards me pincèrent le coeur. Ce n'était pas comme si le concert était complet, et qu'elles n'avaient pas leurs places. C'était simplement que personne ne les invitées, elles. Or, Tanee était avec son Edward. Mais Noor n'avait pas d'occupation. Aussi, je sortis mon portable et composa un numéro tout en sortant du box, sous les regards des autres. Je m'assis sur un cube en plastique, et les regarda, le téléphone collé à l'oreille.

« Allô Papa ? ... Oui oui, t'en fais pas, on y sera ... Heuu on, parceque ... AH oui, c'est ça hein. Je voulais te demander. Tu pourrais pas prendre quatre places en plus ? ... Oui ? ... Hum. ... Ouai okay. Bon, bah merci quand même ... Oui oui. Bisous, à toute ! »

Vite fait, bien fait. Tous les regards vers moi avaient les sourcils froncés. Je pris alors une grande respiration en me levant, et leur faisant face, tous les six ...

« Son', tu as un match de basket, et Calécy, tu es au cinéma. Si vous n'aviez rien de prévu, ça aurais été possible. Je suis désolée. Ensuite, Lucas et Ellwine, je vous accompagne au concert, mais pas toute seule. Noor, Tanee et si Edward est d'accord, ainsi que Yoan, si tu n'as rien de prévu, eh bien ... On a interré a se magnier si on veux pas loupé le début de concert ... »

Que c'est-il passé exactement après ? Je ne sais plus très bien. Une tornade blonde et noire m'a secouée comme un prunier, et mes souvenirs sont un peu flou. Je me souvient juste d'un hénnissement joyeux, ainsi qu'une porte d'un box qui claque et des bruits de sabot au galop s'éloigner, se répandre dans mon esprit.

« Oups. Bon, c'est pas grave. Heuuu Aro, t'inquiètes pas, façon, ma mère n'aurais pas voulu, dis doucement Calécy.
- Je viendrai vous voir à la sortie si mon match est fini, t'inquiètes, fit Sonelya, apparement ravie pour ses amies. »


La suite ? Oh, pas grand chose. Juste une petite course poursuite de dix minutes pour rattraper un maudit poney nommé Caliban qui s'était échapé.

Samedi 20 octobre 2007, 18h45

Nous étions chez Ellwine. Sa mère nous attendait dans l'entrée. Edward devait rejoindre sa belle devant la salle, et nous étions déjà très en retard, le concert commençant dans un quart d'heure. Ellwine descendit en catastrophe les escaliers, déboulant dans le salon où nous l'attention, Yoan, Lucas, Noor, Tanee et moi. Tout le monde s'était changer. Les garçons étaient passer vite fait chez Lucas qui avait prété des affaires à Yoan, puis étaient arrivé ici. Nous autres, nous portions les habits d'Ellwine, ou des habits volé à Néa, qui elle même avait volé à Ellwine. Bref', un vrai charabia auquel je n'avais rien compris. Tanee était en jean et teeshirt rose fuchia qui s'accordait avec ses mèches. Noor avait empreinté un teeshirt manche courte noir avec des écritures rouges dans le dos, et moi, j'avais un teeshirt blanc, IFallOutBoy. Hum. Oui, j'aimais ce groupe, mais pas au point de me ramener à un concert d'un groupe de rock avec un teeshirt à l'effigie d'un autre groupe. M'enfin, c'est moi qui l'avais choisi, alors bon. Ellwine, elle, avait un teeshirt noir et une étoile rouge sur le devant, et jean-basket. Elle enfila une veste noire avec une étoile blache qui lui couvrait toute la poitrine. Derrière, en écriture blanche était marquer : " Je suis de bonne humeur. Demande moi ce que tu veux. ". Nous nous serrèrent dans la voiture 7 places, et la mère d'Ellwine démarra au quart de tours. Cinq minutes après, nous étions devant la salle. On sortis de la voiture en quatrième vitesse, la mère d'Ellwine partie et nous nous retournions vers la salle. Devant, une seule personne attendait patiement, dans l'ombre. Assez grande, corpulence masculine, l'air un peu dur, il nous regardait. Je vis la tornade blonde courir vers l'ombre, et je compris. Edward était devant nous, en chair et en os, et embrassait sa belle. En les pressant un petit peu de se grouiller, nous nous réfugions à l'interieur. Mon père nous attendait, près des portes, et me passa les places, dont-il arracha la petite partie de gauche, et nous fit rentrer dans les coulisses après avoir fait tout le tour. Nous avançâmes devant la scène, et nous placèrent au premiers rangs, au milieux. On se fit hués, mais voyant qu'il y avait un garde avec nous, personne ne nous dit rien de plus. Nous nous tenions les mains, et les lumières, soudainement, s'éteignirent. La musique démarra, les cris commencèrent petit à petit, et les lumières de la scène s'allumèrent en même temps qu'un gong dans la musique. L'intro était très réussie. Puis la musique se tûe, et Juri apparut derrière sa batterie. Les cris recommencèrent, mais cette fois, nous étions 8 de plus à participer à cela. Juri prennait son temps, profitant des cris des fans. Puis il tappa sur ses baguettes, dans son tom avec sa pédale machin chouette là, et nous regarda, fier de lui. Puis il commença à jouer l'intro du morceau, rien qu'à la batterie. Puis, on vit passer Linke devant Juri, et se défoncer sur sa basse, et David arriva, devant nous pile poil, souriant au public. Je reconnu l'air de "So wie du", tout en regardabt Linke sauter dans tous les sens. Puis T:mo arriva en demi courant sur la scène, puis repartant vers la droite, et Franky apparût traînant son pied de micro derrière lui. T:imo parcouraît la scène, fixant le public, un air de dément collé au visage. Puis il commença a chanter, et tout s'enchaîna très vite. Franky continuait de jouer avec son pied de micro en marchant tout autours, T:mo rappait, Juri tapait furieusement ses toms, et Linke et David se défonçaient à la guitare. Manquait plus que Jan, que je ne voyais pas pour l'instant, ou était-je trop occupée à regarder T:mo dans ses faits et gestes. Ellwine était fascinée par Franky, semblait-il, se qui fâcha un peu Lucas. Noor regardait David, limite bavant dessus. Tanee était accroché à son amoureux, tout en suivant le concert des yeux. Les chansons s'enchaînèrent alors. Niemand hört dich, Immer noch da, Neustart; où Ellwine se défonça en sautant partout, sous les regards amusés de T:mo, Franky, David et Lucas, Es kommt der tag, Geht ab; où Noor gueula comme une tarré accompagnée légèrement par Ellwine, qui n'aurait sûrement plus de voix à la fin du concert, Wie es ist, Revolution; et là, surprise, je vit Edward s'animer, Tanee et les deux autres folles sautaient en gueulant à moitier. T:mo souris, très amusé, et Franky s'exclaffa discrètement en se retournant vers Juri. Linke regardait la salle avec émerveillement, et David regardait T:mo, lui aussi amusé de la situation. Vint ensuite Positiv, Lucas chanta la seule qu'il connaît, celle ci, et gueulait aussi les paroles, Dein echo, Jeder. Je vis les filles se calmer sur Ein neuer tag, la préfèré d'Ellwine. En serrant ma main et celle de Lucas, elle murmura les paroles, touchées. Un coup d'oeil vers Tanee et Noor me suffit pour comprendre qu'elles aussi aimaient cette chanson. Franky était calme, regardant son public sereinement, presque triste. Puis vint Was, Warum?, Himmel hilf, et enfin, Vorbei. Franky chantait, regardant quelques fans droit dans les yeux. J'y eue droit, Ellwine aussi. Tanee surement aussi, puis les autres. Je sentie ma voisine frissonner, au contact de leur regard. Après le MERWCI BOWCOU de T:mo, et la fin de Vorbei, les lumières se ralumèrent, les artistes ayant quitté la salle. Celle ci se vida, puis mon père arriva vers nous, tout sourire.

« Alors ce concert ? Demanda-t-il.
- Franchement ? lui demandais-je, GéNIAL !
- Bien. Suivez moi alors ... »


Ellwine commença a fredonner un air doux, suivit par Noor. Mon père nous mena dans des couloirs, zigzaguant entre les gardes et techniciens qui devaient désinstaller tout le matos, et s'arrêta devant une porte, qu'il ouvrit. Une loge. Bien. Heùm.

« Wir müssen nur noch tausend Meere weit ..., commença Ellwine.
- ... Durch tausend dunkle Jahre ohne Zeit, répondit Noor.

- Ah non, pitié, par de Tokio Hotel ce soiiiiir ... supplia Tanee.
- Niark ! Jours moins cinq quand même Tanee !
- M'en fiche.
- Heuu ... Vous allez au concert de Tokio Hotel ? demandais-je, presque étonnée. »


Quoi que, je n'aurai pas dû être étonnée. J'avais belle et bien entendu qu'Ellwine se mèlerai à une foule d'adolescentes en chaleur, alors j'aurai dû me douter d'où elle allait. Noor l'accompagnait, apparement.

« Entrez, assayez vous, attendez moi ici, je n'en ai pas pour longemps. »

Nous entrâmes, Noor, Tanee, et Ellwine tout sourire. Lucas, Yoan, et Edward étaient un peu penaud, légèrement pommés peut être, et exaspéré de ne pas avoir évité le sujet des quatre allemands. Je m'assayai sur la chaise de la coiffeuse, Ellwine, Tanee et Noor sur le canapé, et les garçons Lucas et Yoan sur les accoudoirs, Edward appuyé sur le dossier du canapé.

« Jeudi, oui. Avec Son' et Cal'. Plus de cent-quarante jours qu'on attends, me répondit Ellwine, tout sourire, encore une fois.
- Ouai. Et moi, cent-quarante jours que j'en entend parler. TOUS les jours, TOUTES les heures, TOUTES les minutes, limite si c'est pas TOUTES les secondes ...
- Heuuu, Tanee, commença Noor, on a un peu cesser pendant quelques temps ce mois si, non ?
- Heuu ... C'est probable, répondit cette dernière, gênée.
- Mouais. Limite, c'est toi qui nous écoute jamais hein, lança ironiquement Noor. »


Tout sujets se mêla à la conversation. Je fis bien la connaissance d'Edward, garçon aux cheveux brun cuivre, yeux noir, grand et à la carrure musclé et dur, comme je l'avais déjà dit. Il était plutôt sympa, un peu froid et jaloux. Il était en tenue décontracté, jean basket teeshirt moulant bleu marine et veste en cuir.
Blabla assez sympa, je parlais en même temps avec Yoan et Noor, tandis que Lucas et Ellwine se bagarraient en se hurlant dessus. Mais même en dispute comme celle ci, on pouvait distinguer un éclat lumineux dans les yeux de chacun. Puis, dans un léger grincement, la porte s'ouvrit sur mon père qui passa la tête par l'entrebaillement.

« Bon, les jeunes ! »

Silence. Tout le monde se calma, après qu'Ellwine eût frappé Lucas, et que mon père ai parlé. Ce dernier souriait. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu si ... enjoué, pour ne pas dire joyeux.

« J'aimerai vous présentez ... David, Christian, Jan, Juri, Franky et bien évidement Timo.
- Et pas accessoirement, si possible ... Ne pût s'empêcher de lâcher Ellwine, super souriante.
Han j'aurais mieux fait d'me taire. Nan, mais vous plaisantez, hein ?
- Pas du tout. J'espère que vous avez un bon niveau d'Allemand, sinon, ça va être dûr ...
- Allemand ? Heuuu ... Ils parlent pas anglais ? NAN mais Allemand quoi ! S'indigna Sonelya. Déjà, j'ai du mal avec l'anglais bien que je m'en sorte quand même, alors si faut ressortir les connaissances d'alle... »


Elle ne finit pas sa phrase, suspendue. Les six garçons venaient d'entrer dans les loges, souriant et éclatant de joie. Soudain, on pouvais me demander d'aller voir un prof', de le traîter, de lui poser des questions débiles, j'aurai été cap. Tu m'aurais demandé de me rouler dans la boue, j'aurai été cap aussi. Mais là, maintenant, tout de suite, j'était incapable d'ouvrir la bouche. Ce fût Timo qui brisa le silence, avec un HALLOOO chaleureux. Même après ça, j'était incapable de prononcer mot. C'est Edward et Lucas qui s'avancèrent en premiers vers eux, leurs mains tendues, accent français sublime, soit dit en passant.

« Enchanté les gars, commença Edward, en allemand, évidement.
- Vous avez apprécié le concert ? Demanda David, en serrant la main d'Edward.
- Il était génial, oui, répondit Lucas.
- Ah oui, on a bien vu que vos compagnes ce sont éclatées, répondit Franky, comme des folles. »


Comme des folles ? Tanee, Noor, Ellwine et moi nous regardâmes. ELLWINE c'était comportée comme une folle, oui, d'accord. Mais nous ... Bon, si j'avoue, un peu. Mais un tout petit peu hein oui ? ... Un peu BEAUCOUP, d'accord.

Lundi 22 octobre 2007, 11h05
(J'suis un peu déchainée ce soir, m'en veuillez pas pour le texte un peu ... Bizarre heùm ... :red: )
[ JE vais vraiment pas bien moi hein. Voyer le long paragraphe, et vous comprendrez dessuite de quoi je parle. Vous me prendrez pour une dingue mouhaha. Mais JE suis dingue, après tout ... ]

« J'en ai marre. Marre. MARRE. MARC !
- Ellwine, si tu pouvais baisser d'un ton, on t'entend à l'autre bout du couloir ...
- MAIS MAAAARC ! DIS QUELQUE CHOSE !
- Quelque chose. »


Marc et Ellwine, ou comment casser les gens. Ellwine était sur le point de craquer. Disons que Lio et Thomas lui avaient emprunté son portable. Enzo regardait la scène, perché sur sa chaise, amusé. Marc, le surveillant qui passait par là, était tout aussi amusé que nous de l'enervement d'Ellwine. Cette dernière s'approcha de moi, furibonde. Je cessa de rire, illico.

« Rigoles ouai ... Nan, sérieux, arrête, il y a le numéro de Frank bordel.
- QUOI ? criai-je, couvrant le rire aigu du cher Lio qui fouillait le portable, perdant toute envie de rire.
- Et de tous les autres ... Han bordeaux ...
- LIO ! Stop, s'il te plaît, lui demandai-je en m'approchant.
- Et pourquoi ? me répondit-il.
- Ellwine ? appelais-je. »


La jeune fille s'approcha de nous, un air très sérieux accroché au visage. Elle prit Lio non pas par la peau du cou, mais par la capuche, le tirant de force vers un coin de la salle. Je les suivais, lentement, jusqu'à ce qu'Ellwine me fit signe de venir.

« Lio, je veux juste récupéré mon portable, merde.
- Qui a t-il de si précieux pour que tu t'acharne alors que tu sais que je vais te le rendre ?
- J'veux pas que tu fouille dedans.
- Pourquoi ?
- Samedi, tu sais ce qu'il c'est passé, idiot ? demandais-je, tandis qu'ils me fusillaient tous les deux pour la mini insulte d'idiot.
- Heu ... Nevada Tan, heùm ?
- Oui, répondit Ellwine.
- Oh, me dit pas que ...
- Il comprend vite, ton copain, El', souriai-je.
- T'as vu ça ? Allez rend.
- Tiens. Tu me filera quand même le numéro de David, heùn ?
- Pourquoi, pour tes cours de guitare ?
- Pourquoi pas ...
- Ils sont repartis en Allemagne, tu sais ...
- Ça taxe le crédit, d'appeler en Allemagne.
- Si tu crois que j'appelle de mon portable ... »


Oui. On avait eu quelques petits problèmes arrivé une fois dans leur loge. Ils étaient bien là, avec nous, mais que pour quelques instants. Les fans attendaient dans le hall, pour des dédicasses. On a alors parlé vite fait, on a bien sympathisé quand même, photos et autographes pour chacune et chacun, puis échangeage de numéros, pour Ellwine, Noor et le groupe. Les deux filles, à mon grand étonnement, se sont conduites extrènement bien. De quoi leur attribuer les éloges, oui. Bref'. Mon père était apparu dans la loge, presque affolé en disant que le producteur arrivait, et qu'il fallait pas qu'il nous trouve là. On s'eclipsa alors, ayant appris que la mère d'Ellwine nous attendait dehors. En sortant, nous avions apreçu le car NEVADA TAN Whouuua la classe t'as vu 8D. On a posé à côté et tout, et Edward se foutait bien de notre gueule même. Lucas et Yoan étaient partis de l'autre côté, après que Lucas eût pris Ellwine à part pour lui dire un mot. Personne n'a pu entendre ce qu'ils se disaient, ils avaient disparus dans l'autre rue perpendiculaire. Puis la soirée c'était terminée chez El', sa mère étant sortie avec son prince, nous avions donc Néa dans les pattes. Mais la diva avait apparement un peu d'alcool dans le sang. Sans commentaires, hein. Noor, Tanee, Edward, Ellwine et moi sommes montés dans la chambre de notre hôte, qui sortis des couvertures, duvets et matelas, pour squatter par terre, devant un film d'horreur. Bouark', j'aime pas les films d'horreurs. Encore moins quand y a des garçons, qui m'voient terrifiée. Donc j'me suis collée entre Ellwine et Noor, qui se serraient elles aussi, Ellwine plus parce qu'elle avait froid, et Noor sûrement pour la même raison que ma personne. Edward riait chaque fois qu'une personne se faisait massacrer. Ellwine nous jettait des regards en coin, mais on distinguait facilement un sourire caché. Tanee avait le regard fixe sur l'écran, comme si elle ne voyait pas la télé. Et puis, au milieu du film a peu de choses près, Néa la diva sortie de sa cachette, où on l'aurai bien laissée.
Elle frappa à la porte comme une tarrée, et ça, c'est peu dire. Ellwine se leva en soupirant, Edward aussi. Apparement, le jeune homme la connaissait assez bien, notre diva. Il sortis sur les talons d'Ellwine, on entendit un vague PLOUM, puis des bruits comme si on traînait un corps. Affolée, sûrement trop à fond dans le film, je commençais à couiner et à gémir. Qu'avaient-ils fait à notre précieuse Diva ? Sur le coup, j'aurai pensé qu'ils l'avaient assassinée sur place. Ou qu'ils s'étaient transformés en vampire, et auraient sucé son sang. Mais après un dernier coup d'oeil vers les canettes de bières vides, je poussai un soupir exaspèré tandis qu'Edward et Ellwine revenaient, satisfaits.
J'ai dû, moi aussi, recevoir un coup sur la tête, puisque la suite est très floue disons. Et, à vraie dire, je ne me souvient de rien. Juste que le lendemain, à 15h30, j'étais dans la chambre d'Ellwine quand elle franchit la porte et s'avachie sur son lit, épuisée de la force qu'elle avait eu à donner contre le terrible Schtroumpf-pas-bleu, et pas marrant d'ailleurs.

Bref. Ellwine ayant récupé son portable, je ne m'attendais plus à grand chose de la matinée. Notre prof' absent, nous avions décidés de rester là, attendant les autres pour manger avec elles. Chose que je n'avais pas du tout prévu, c'est que Ein Neuer Tag résonne dans la pièce, une dizaine de minutes après qu'Ellwine ai récupéré son portable, puis son moitié de cris stident. Elle se retourna vers moi, affolée.

« C'est T.....eau.
- Quoi ?
- C'est
T...eau
- Théo ?
- Maiiis noon ! C'est
Thi...aud.
- Thibaud ?
- Mais pas Thibaud !
Ti...au
- Ti qui ?
- TIMO
- Ah ! Bah décroche ...
- T'es FOLLES ? ARO, ARE YOU CRAZY ?
- Nein ... Mais vazy, t'as peur de quoi ?
- J'sais pas, me répondit-elle.
- Bah alors ... Fait pas chier. Dépèche, il va pas attendre cent dix ans ...
- Merde.
- Quoi ?
- Bah, j'ai déjà décroché depuis ... quinze secondes ... Donc ...
- Il nous entend. HALLO TIMO !

- Mais taggle Aro ... Timo ?»

Haut parleur très chère, merci.

Peutain. Vive Rock One et Youtube, ma parole ...

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 13:46

Modifié le mercredi 06 février 2008 07:21